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Voir loin, Viser juste

Recueil

Différentes méthodes de recueil existent et sont envisageables.

Le recueil en face à face

La qualité de ce recueil dépend avant tout de la relation que peut avoir l’enquêteur avec l’enquêté et du travail fourni par l’enquêteur. Il est donc primordial de s’appuyer sur un réseau d’enquêteurs professionnels rodés aux techniques de l’interview en face à face.

Les enquêtes à domicile :

Elles sont indispensables quand l’étude est complexe, le questionnaire trop long ou trop intimiste pour être administré dans la rue ou évidemment lorsqu’il s’agit de présenter des produits, des visuels à l’interviewé.

Cette méthode est la plus coûteuse car la durée des entretiens et des déplacements entre deux rendez-vous ne permettent de réaliser que peu d’interviews par jour.

Les enquêtes en salon :

Elles sont très souvent utilisées car elles permettent de recruter dans la rue des cibles grand public ou particulières (consommant telle catégorie de produits…). Elles sont notamment préférées aux enquêtes à domicile pour leur coût et la possibilité d’avoir sur place du matériel technique (tachitoscope, réfrigérateur…) encombrant.

Les enquêtes dans la rue :

Elles sont utilisables dans le cadre d’un questionnaire assez court, ne demandant pas ou peu de présentation de matériel. Ces enquêtes en face à face peuvent être réalisées au moyen du CAPI (Computed Assisted Personal Interviewing) (voir aussi page CAPI).
Le CAPI, ordinateur portable ou tablette, contrôle les quotas, la durée d’administration des questionnaires, les filtres et simplifie donc le travail des enquêteurs. Il permet également de gagner du temps au niveau de la remontée des informations au client.

Le recueil par Internet

  • Ce recueil permet d’obtenir un échantillon conséquent à moindre coût.
  • Il permet de présenter des visuels, des vidéos ou des spots audio.
  • Les répondants, seuls devant leur ordinateur, s’expriment de manière plus franche car n’ont pas le sentiment d’être jugé par l’enquêteur. Les résultats d’une étude Internet, plus sévères, ne doivent donc pas être comparés aux résultats d’une étude menée en face-à-face ou par téléphone.
  • Il est plus difficile d’obtenir une cible de senior via ce mode de recueil.

Le recueil par téléphone

(voir aussi rubrique téléphone).

Ce type de recueil est préconisé pour des questions de coût et de praticité dans les domaines suivants :

  • couverture d’une large zone géographique
  • enquêtes en milieu professionnel.

Et plus généralement quand il s’agit d’administrer des questionnaires courts et simples.
Les interviews sont réalisées soit à partir de l’annuaire soit à partir d’un fichier fourni par le client, sur système CATI (Computer Assisted Telephone Interviewing) (voir la rubrique correspondante).

Les enquêtes sont réalisées le plus souvent en soirée afin de ne pas surreprésenter les inactifs.

Le contrôle des quotas, des filtres est immédiat. C’est une méthode moins coûteuse que le face à face.

Seul biais possible : la liste rouge (notamment sur Paris).

Pour pallier ce phénomène, un logiciel existe : il s’agit du Random Digit Dialing qui appelle des numéros aléatoirement permettant ainsi l’appel des personnes figurant sur liste rouge.

Le recueil par voie postale

L’enquête par voie postale est la moins onéreuse des différentes méthodes de recueil. Toutefois, le problème essentiel de ce type de recueil réside dans le taux de non réponses souvent très important et dans le fait que les répondants ne sont pas forcément représentatifs de la population mère.

Pour améliorer ce taux de réponses, quelques techniques ont été éprouvées :

  • un questionnaire court (moins de 4 pages), simple et rédigé dans un langage usuel
  • un questionnaire sous forme ludique
  • signaler l’organisme qui réalise l’étude
  • la présence d’enveloppes pré-adressées et timbrées type enveloppes T
  • une “récompense” (qui peut constituer un risque de biais)
  • les relances téléphoniques.